« Sous ses yeux » de Ross Armstrong

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  • Edition : Cherche Midi
  • Pages : 408
  • Date de parution : Septembre 2017
  • Disponible : ici

Résumé : « Passionnée d’ornithologie depuis son enfance, Lily Gullick ne s’éloigne jamais de sa paire de jumelles. Depuis l’appartement qu’elle occupe avec son mari, elle ne se contente toutefois pas d’observer les oiseaux. Elle ne peut en effet s’empêcher d’espionner ses voisins, en particulier les derniers habitants d’une vieille résidence, un vestige dans ce quartier qui s’embourgeoise à vue d’œil. Alors qu’elle vient de faire connaissance d’une de ses occupantes, Jean, cette dernière est retrouvée morte dans des conditions étranges. Lily, qui croit connaître presque intimement tous ses voisins pour les avoir longuement observés, décide de mener son enquête. Celle-ci, commencée par désœuvrement, pour fuir un mari de plus en plus lointain, une vie un peu trop déprimante, tourne vite à l’obsession. »

Mon avis : Ce roman m’a été proposé en service presse de la maison d’édition Chercher Midi dont je fais partie de la team Thriller pour 2017/2018 !! J’ai donc eu le plaisir de recevoir ce premier roman qui a été écrit par l’auteur anglais Ross Armstrong.

Au niveau de la forme du roman, celui-ci s’articule comme un compte à rebours où chaque chapitre a pour titre une date, par exemple : 20 septembre J-12 ; ce qui déjà annonce qu’il va se passer quelque chose à un moment précis et à chaque chapitre on attend d’en savoir un peu plus sur cet événement. Le narrateur, Lily, raconte ses journées comme si elle écrivait un journal destiné à être lu par quelqu’un de bien précis (je ne vous en dis pas plus). Pour ce qui est de la forme j’ai vraiment apprécié ces deux styles combinés car moi même j’écris un journal au quotidien donc ça me parle.

Au début du roman, Lily, jeune ornithologue de passion, paraît être une personne tout à fait normale sauf qu’elle a une dangereuse curiosité d’observer ses voisins en même temps que les oiseaux qu’elle observe de chez elle. Sauf que petit à petit cette « curiosité » va devenir une obsession et va l’amener à voir des choses qu’elle n’aurait pas du voir. À ce moment la du roman on ne sait plus trop si Lily voit vraiment ce qu’elle dit ou si c’est elle même qui est à l’origine de ce qui se passe ou encore est ce que ces choses ce sont réellement passées !

J’ai apprécié le côté tortueux, le voyeurisme et psychologique du roman où le lecteur est lui même perdu, doute et refait des scénarios. J’ai beaucoup comparé ce thriller à « La fille du train » de Paula Hawkins car j’avais eu les mêmes « gènes ». En revanche le seul petit bémol c’est que je n’ai pas vraiment eu de sensation haletante où les pages se tournent avidement sans qu’on s’en rendent compte. J’avoue parfois avoir été un peu perdue et ne pas trop comprendre le déroulé des événements. Mais ce roman reste un très bon thriller psychologique qui nous fait flipper quand on croise un de ses voisins dans le couloir ahaha 😉 !

Ma note : 3,5/5

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« Une Vie » de Simone Veil

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  • Edition : Livre de Poche
  • Pages : 192
  • Date de parution : aout 2009
  • Disponible : ici 

Résumé : « L’idée d’extraire de ma biographie les quelques passages qui peuvent être regardés comme d’utile pédagogie vis-à-vis de la jeunesse d’aujourd’hui m’a paru séduisante. Simone Veil. Cette édition pédagogique regroupe les quatre premiers chapitres d’Une vie et couvre la période 1927-1954. Ce que Simone Veil a vécu durant ces années – où elle passa d’une enfance protégée à l’horreur des camps de concentration, puis retourna à la « vie normale » – sans pouvoir partager son expérience avec ceux qui ne l’avaient pas connue, s’inscrit dans le nécessaire devoir de mémoire des jeunes générations. Source de réflexions, son sobre récit est également une leçon de courage et d’espoir. Édition annotée par Isabelle Hausser. En annexe : extrait du discours de réception de Simone Veil à l’Académie française par Jean d’Ormesson ; extrait de l’interview donnée par Valentine Veil au magazine Elle. « 

Mon avis : Après le décès de Madame Simone Veil le 30 juin 2017, tous les magazines, les journaux se sont tournés vers l’histoire de cette grande dame du XXème siècle. En effet Simone Veil a été une des premières femmes sénateur en France et surtout elle a été à l’initiative de la légalisation de l’IVG lorsqu’elle fut ministre de la Santé en 1974.

La partie la moins glorieuse de sa vie est l’histoire de sa déportation dans les camps de travail en Allemagne et en Pologne. Et c’est cette histoire que j’ai lu à travers les 3 premiers chapitres de son autobiographie.

Le roman « Une Vie » de Simone Veil reprend toute la vie de l’auteur, mais je ne savais pas trop si j’aurai le courage de tout lire donc je me suis tournée vers ce format réduit, adapté pour les lycéens qui reprend les 3 premiers chapitre d’Une vie. Du côté de la forme j’ai trouvé ce roman très intéressant car, comme il est adapté aux étudiants, il contient énormément d’annotations en bas de page sur des faits historiques marquants ou personnages important. J’ai trouvé que ces petits rappels ont leur importance et vient appuyer le contexte de la guerre et la façon dont les Français l’ont vécu.

Dans ces trois chapitre Simone parle de son enfance à Nice où elle a vécu une vie paisible et heureuse avec son frère et ses soeurs. Comme j’habite la côte d’azur je connais parfaitement bien le quartier des Musiciens où à vécu Simone Veil ce qui m’a particulièrement touché. Puis dans son deuxième chapitre elle raconte le début de la guerre, les faux papiers, sa déportation à Paris puis à Auschwitz. Quand j’étais au collège j’avais participé à la visite des camps de concentration de Auschwitz et lorsque j’ai lu le roman j’ai tout de suite visualisé l’horreur et la vie de ces camps. Enfin, dans son troisième chapitre elle raconte son retour en France après la guerre et le début de sa vie de famille, la raconte avec son mari et la naissance de ses fils. Il y a également les prémices de sa vie politique mais le roman s’arrête la.

À vrai dire je m’attendais à trouver un roman triste, déprimant, dur … Mais en fait l’auteure raconte son histoire sans tomber dans le pathos. Elle ne cherche pas la pitié du lecteur, elle expose seulement les faits. Ce que je trouve très intéressant car ce roman fait donc l’objet d’une prise de conscience plus que de chagrin.

J’avoue avoir regretté de ne pas avoir choisi la version longue mais peut être un jour je la lirais. En tout cas ce petit format raconte déjà beaucoup de chose et je suis ravie de voir que l’éducation Français l’ai ajouté à son programme scolaire pour les lycéens. Je le conseil à tous, vraiment. Pour que cette grande dame nous reste en mémoire.

Ma note : 4,5/5

« Les lettres de Rose » de Clarisse Sabard

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  • Edition : Charleston
  • Pages : 512
  • Date de parution : 2016
  • Disponible : ici 

Résumé :  » Lola a été adoptée à l’âge de trois mois. Près de trente ans plus tard, elle travaille dans le salon de thé de ses parents, en attendant de trouver enfin le métier de ses rêves : libraire. Sa vie va basculer lorsqu’elle apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui a légué un étrange héritage : une maison et son histoire dans le petit village d’Aubéry, à travers des lettres et des objets lui apprenant ses origines. Mais tous les habitants ne voient pas d’un bon oeil cette étrangère, notamment Vincent, son cousin. Et il y a également le beau Jim, qui éveille en elle plus de sentiments qu’elle ne le voudrait… Réveiller les secrets du passé lui permettra-t-il de se tourner vers son avenir ? »

Mon avis : La première fois que j’ai entendu parlé de ce roman c’est parce que ma mère l’avait acheté par hasard dans un salon du livre (à Nice en 2016 il me semble). Elle l’avait acheté car il est question de lettres et que ma mère ADORE les relations épistolaires. Elle m’avait donc parlé de ce roman très touchant et très doux qu’elle avait beaucoup aimé. Lorsque j’ai vu la couverture un peu « Kitch » je me suis dis que ce devait être un roman d’amour pour les quinquagénaire en mal de romantisme, donc je ne me suis pas trop penché dessus.

Puis, au salon du livre de Nice 2017 où j’ai pu me rendre avec ma mère, une fois de plus elle a voulu aller voir Clarisse Sabard car elle avait beaucoup aimé ce roman et qu’elle tenait à le lui dire. Et là .. conquise comme par magie par le résumé de la quatrième de couverture puis par la douceur de l’auteur me voilà repartie avec ses deux romans dédicacés, sous le bras.

J’ai donc décidé de le lire lorsque je l’ai proposé pour mon club de lecture, session d’aout, que j’ai donc lu en commun avec Laurie (La bibliothèque de Laurie). C’est donc au milieu de l’été que je me suis plongée au coeur du village d’Aubéry et de l’histoire de Lola, Rose et Louise.

On suit d’abord Louise , une jeune femme issue d’un milieu agricole, fille de fermier elle rêve de chiffons, de couture et de mode parisienne. Elle va donc se battre pour réaliser son rêve et sortir de sa condition, en dépit de l’attention porté à ses proches. Je crois que c’est le personnage que j’ai préféré malgré sa dureté de caractère, j’ai beaucoup apprécié son courage et sa force. Puis, nous suivons Rose qui va mettre tout son coeur pour satisfaire sa famille  même si cela exige de faire des choix difficiles. Et enfin Lola, qui va retracer son histoire grâce aux lettres laissées par sa grand mère, tout en écrivant sa propre histoire.

Des liens forts vont se tisser entre les personnages, ces femmes qui sont de la même famille et qui pourtant sont très différentes. Ce que j’ai aimé c’est la force de caractère des personnages et l’explication qu’on tire de leurs choix selon leur statut social et leur époque. Je crois qu’en lisant ce livre on essaye de trouver une vérité, une explication à notre propre histoire.

Ce roman certes très féminin m’a beaucoup touché, j’avoue avoir versé une petite larme à la fin. Tous les personnages sont attachants, au point que ça m’a donné envie d’aller visiter Aubery et rencontrer ses habitants ! J’ai également apprécié la présences des livres dans l’histoire (mais je n’en dirais pas plus).

Encore une fois je suis conquise par cette histoire de famille, avec ses secrets mis à nus, sous la douce plume de Clarisse Sabard. Ce fut donc un coup de coeur 2017.

Ma note 5/5

Autre ouvrages de l’auteur :

« L’enfant du Lac » de Kate Morton

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  • Edition : Pocket
  • Pages : 744
  • Date de parution : 2017
  • Disponible : ici 

Résumé : « 1933, Cornouailles. Un soir de fête chez les Edevane, le petit Théo, adorable poupon de onze mois, disparaît. Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour la famille Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune inspectrice londonienne en vacances dans la région, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête et rouvre le dossier, les portes et les plaies, forçant les derniers secrets de la maison du lac… »

Mon avis : C’est le premier roman que je lis de Kate Morton, en faite depuis très longtemps ses romans sont dans ma wishlist mais vu que ce sont des « Pavés » je n’avais jamais sauté le pas jusqu’à présent. Maintenant je me dis que je suis vraiment passée à côté de quelque chose depuis tout ce temps !

C’est donc avec plaisir que je me plonge au coeur des Cornouailles Anglaises, où la nature a beaucoup d’importance et avec laquelle l’auteure nous laisse imaginer un décor presque féérique. J’ai beaucoup apprécié les détails et descriptions donnés par Kate Morton, sans pour autant rendre la lecture trop « lourde ». Son style est fluide et facile, les pages se tournent d’elles-mêmes. Son écriture énigmatique nous pousser à chercher la vérité à chaque nouveau paragraphe. Elle a l’art de glisser des informations qui paraissent anodines mais qui construisent, dans l’esprit du lecteur, la solution mais qui finalement n’en est rien. Jusqu’à la fin je n’étais pas sure de savoir qui/quoi et comment le petit Théo avait disparu. Ce livre n’est pas vraiment un polar mais il est construit pareil,  il y a vraiment une intrigue qui vous tien en continu.

Pour ce qui est de la forme, j’apprécie beaucoup les chapitres à deux temps, c’est-à-dire un chapitre qui se passe aujourd’hui, où l’on suit l’inspecteur Sparrow dans son enquête, et un chapitre en 1930 (ou avant), au moment de la disparition de Théo notamment. J’aime ce type d’écriture alternée, car j’aime trouver les indices du passé par moi même pour construire la solution d’aujourd’hui.

Les personnages sont assez attachants et il n’y en a pas trop, ce qui permet de ne pas être perdu. J’ai également aimé la façon dont Alice Edevane, une des soeurs de Théo, porte le rôle de responsable du drame (la méchante), alors que ce personnage m’a paru sensible et touchant. Ce qui est extra c’est que l’auteure arrive à nous faire comprendre les personnalités sous-jacentes des personnages. Comme le côté maternelle de l’inspecteur Sparrow qui prend le dessus dans chaque affaires qui la touche (bon je spoil un peu trop la).

Globalement j’ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, déjà fan des secrets de famille j’ai été plus que ravie avec ce roman. Le seul petit bémol que je pourrais relever, serait la fin qui est un peu trop « happy end » et peu vraisemblable … mais qui apporte une certaine satisfaction au lecteur : « La boucle est bouclée  » donc j’ai envie de dire que ce n’est qu’un détail ;).

Autres romans de l’auteur : 

  • « La scène des souvenirs » 2014
  • « Les heures lointaines » 2013
  • « Les brumes de Riverton » 2011
  • « Le jardin des secrets » 2010

 

Ma note : 4,5/5

Mes lectures de #juillet 2017

Bonjour tout le monde, je vous retrouve aujourd’hui pour ce premier « vrai » article concernant la lecture. Comme je commence à peine à rédiger des chroniques je vais commencer doucement avec mes lectures du mois de juillet 2017. 

Par la suite, je ferai des chroniques plus détaillées je pense, pour le moment c’est un véritable exercice de création pour moi ! Dans ma scolarité on m’a toujours appris et rabâché qu’il faut S Y N T H E T I S E R … de quoi me donner du fil à retordre maintenant que je voudrais, au contraire, développer mes idées. Amis bloggers et chroniqueurs, n’hésitez pas à me partager vos conseils.

Globalement ce mois de juillet n’a pas été fameux au niveau de mes lectures, je n’ai eu aucun coup de cœur ni d’émotion particulière … J’ai quand même passé des moments agréables avec mes lectures, mais j’espère que le mois d’août sera encore meilleur !

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« L’atelier des miracles »

Valérie Tong Cuong

  • Edition : J’ai lu ou JC Lattes
  • Pages : 264
  • Parution : 2013
  • En vente : ici

Résumé : « Prof d’histoire-géo mariée à un politicien narcissique, Mariette est au bout du rouleau. Une provocation de trop et elle craque, envoyant valser un élève dans l’escalier. Mariette a franchi la ligne rouge.
Millie, jeune secrétaire intérimaire, vit dans une solitude monacale. Mais un soir, son immeuble brûle. Elle tourne le dos aux flammes se jette dans le vide. Déserteur de l’armée, Monsieur Mike a fait de la rue son foyer. Installé tranquillement sous un porche, il ne s’attendait pas à ce que, ce matin, le « farfadet » et sa bande le passent à tabac.
Au moment où Mariette, Millie et Mike heurtent le mur de leur existence, un homme providentiel surgit et leur tend la main – Jean, qui accueille dans son Atelier les âmes cassées, et dont on dit qu’il fait des miracles.
Mais peut-on vraiment se reconstruire sans affronter ses fantômes ? Avancer en se mentant et en mentant aux autres ? Ensemble, les locataires de l’Atelier vont devoir accepter leur part d’ombre, tandis que le mystérieux Jean tire les ficelles d’un jeu de plus en plus dangereux. » 

Mon avis : J’ai rencontré Valérie Tong Cuong au salon du livre de Nice en juin cette année. Même si je connaissais déjà de nom cette auteure je n’avais jamais vraiment eu l’occasion de la lire. Un salon du livre et un dédicace plus tard et me voilà en possession de son opus « L’atelier des miracles » qui a reçu le prix de l’optimisme, de quoi me donner encore plus envie de s’y plonger. 

Au niveau de la forme, j’ai beaucoup aimé le fait que l’histoire s’articule autour des trois personnages principaux, très différents mais dans la même galère. Chaque chapitre donne la voix à l’un de ces trois personnage. 

Pour ce qui est de l’histoire, j’ai trouvé les personnages assez attachants car finalement ils sont victimes d’eux-mêmes, de leurs erreurs et aussi d’un peu de malchance. Leur chemin va croiser celui de Jean, qui va s’occuper d’eux pour faire ressortir le meilleur de chacun et leur offrir une seconde chance. Sauf que le retour dans le droit chemin a un prix et cette générosité n’est pas gratuite. C’est ce qui m’a un peu dérangé dans l’histoire car je pensais que c’était un roman 100% feel good mais en faite on se rend compte qu’il y aussi de la manipulation et de la malhonnêteté même dans la générosité. Heureusement la fin est belle. 

Ce roman est à la fois une ode à la vie et aux rencontres humaines mais aussi à la prise de conscience que chacun mérite une seconde chance.

Globalement j’ai bien aimé cette lecture, car elle était courte et fluide, un roman léger et sans prétention. 

Ma note : 3/5

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« La femme au miroir »

Eric Emmanuel Schmitt

  • Edition : Albin Michel
  • Pages : 455
  • Parution : 2011
  • En vente : ici

Résumé : « Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin. Trois époques, trois femmes: et si c’était la même ? « 

Mon avis : Ce mois de juillet a été pour moi celui de la découverte, j’ai donc lu pour la première fois un roman d’Eric Emmanuel Schmitt pourtant si connu sur les réseaux sociaux et les rayons des librairies, je n’avais jamais cherché à en savoir plus sur cet auteur.

Au début du mois je suis allée à Paris et j’ai trouvé cet exemplaire d’occasion chez Gibert Joseph et comme j’avais fini mon livre (précédent), j’ai commencé celui-ci dans l’avion du retour. Le résumé m’a de suite plu, ces histoires de femmes qui vivent à différentes époques qui n’ont, vraisemblablement rien n’a voir mais qui pourtant qui sont étroitement liées. De ce que j’ai compris rapidement, ce sont trois femmes ont choisi chacune l’indépendance face aux dogmes de la société et elles vont essayer de se faire une place malgré leur différence.

J’ai effectivement tout de suite accroché aux histoires de chacune de ces femmes, je me suis sentie à la fois proche d’Anne, d’Hanna et d’Annie. Sauf que le lien qui j’avais imaginé découvrir entre ces trois personnages à mis beaucoup de temps à arriver … J’ai donc trouvé que l’histoire tirait en longueur sans qu’il y ai d’action majeure qui vienne rythmer l’avancé de l’histoire.

Il est possible que j’ai trop attendu de cette histoire et que finalement cette petite déception vienne noircir le tableau inutilement. J’ai finalement dévoré les 50 dernières pages.

Mon avis est donc assez mitigé .. Je pense lire un autre ouvrage de l’auteur pour me faire une opinion plus juste. Sachant que j’ai déjà dans ma pile à lire (PAL) « L’enfant de Noé » alors pourquoi pas ! 

Ma note 3/5

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« Seule Venise »

Claudie Gallay  

  • Edition : J’ai lu ou Babel
  • Pages : 304
  • Parution : 2006
  • En vente : ici

Résumé : « A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C’est l’hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l’arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l’attente du désir et de l’autre. Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d’une femme à la recherche d’un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d’une Venise troublante et révélatrice, sur l’enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux. »

Mon avis : Pour le week-end du 14 juillet je suis partie avec mon amoureux à Venise, quelques jours. Avant mon départ j’étais tombée sur ce roman de Claudie Gallay, une auteure que je lis pour la première fois (même si j’ai « Les déferlantes » dans ma wishlist depuis des années). En effet j’ai acheté ce livre uniquement car il est assez court et qu’il se passe à Venise, l’occasion pour moi de fusionner ma lecture et mes vacances.

Ce que j’ai aimé dans ce roman, c’est la description des lieux, de la ville où le personnage principale se rend pour visiter, car elle non plus n’a jamais vu Venise. J’ai aussi aimé les autres personnages assez atypiques de l’histoire, surtout le prince Russe que j’ai trouvé touchant. Pour ce que j’ai aimé de ce livre, malheureusement ça s’arrête la …

J’ai eu beaucoup de mal à accrocher au style d’écriture de l’auteure que j’ai trouvé froid et sec, des phrases courtes presque snob. Puis l’ambiance humide et froide, presque déprimante ne collait pas du tout avec mon séjour en amoureux. Je pense que même si l’histoire m’a appris des choses sur Venise, je n’aurai peut-être pas du le lire à ce moment là. J’ai même voulu l’arrêter pour le reprendre à un moment plus propice une fois rentrée, mais bêtement je n’avais pris que ce livre (pour 3 jours), je l’ai donc terminé dans l’avion.

Globalement je ne peux pas dire que j’ai passé un bon moment avec cette lecture, ce que j’ai trouvé dommage c’est que je n’ai été dans les bonnes conditions pour lire ce roman. Je ne sais pas si ça vous le fait aussi cette sensation de voir qu’un livre ne colle pas avec votre humeur ou l’ambiance là où vous êtes.

Ma note : 2/5